De nouveaux textes

Bonjour bonjour! A la demande d'une amie je publie quelques textes qu'elle a écrit sur ce blog. Je n'ai qu'une chose à dire : Enjoy!

Bob l'Eponge

Vous connaissez Bob l'Eponge?
Là, vous avez deux solutions : soit vous pensez oui, soit vous pensez non.
Si vous pensez ou, vais avez de la chance.
Si c'est non, alors il y a deux possibilités.
Numéro un : vous ne connaissez vraiment pas ce dessin animé et il vous reste quelque chose à ratrapper.
Numéro deux : vous connaissez mais vous ne voulez pas l'avouer par peur du ridicule.
Il faut avouer que cette éponge n'est pas la sobriété en personne.
En fait, c'est un dessin animé complètement barge! Bos est une éponge carrée qui ne vit pas dans votre evier, mais à l'état sauvage de l'océan.
Enfin, à l'était sauvage, pas vraiment, vu qu'il vit en ville. Bikini Bottom est une petite bourgade tranquille située au fond de l'eau. Elle est peuplée de poisson qui vivent dans des immeibles biscournues et métalliques. Le poisson représent le quidam, la foule, il sert un peu à rien. Tous ceux qui jouent un rôle important sont autre chose que des poissons. Ils sont des créatures marines plus recherchées comme Bob par exemple qui est une éponge. Bob porte un habit d'écolier avec chaussures vernies et cravate et habite dans un ananas. Il travaille dans un fast-food où on mange des pâtés de crabe qui ressemblent de très près à nos hamburgers. Son patron, M. Krabs est un crabe radin. Il peut poursuivre une pièce de 25 cents dans la canalisation. Il faut savoir qu'il fait à peu près la taille d'un homme, dans cet univers en tout cas.
M. Krabs est un ancien marin, sa maison est en forme d'ancre et il connait des tonnes de gros mots que le commun des mortels ignore. Quand il rêve, il se voit en train de pêche un énorme billet qui se débat comme un poisson. Le filet dans lequel il doit enfermer sa proie ressemble, lui, à un portefeuille géant...
Je me demande si les réalisateurs ont choisi un crabe pour représenter le personnage radin par rapport aux pinces. Elles s'accrochent et ne lâchent pas. M. Krabs a une fille adolescente, Perla. Perla est une balaine, littéralement. Elle se balade toujours en costume rose de pom-pom girl. Même que ses « pompoms » elle les garde toujours à la main. Elle passe son temps à rigoler et à pleurer, surtout quand son père lui offre des vieilles bottes de pêcheurs pour son anniversaire. Elle lui dit qu'elle aurait préféré ces chaussures à la mode que tout le monde a, son père lui répond, enthousiaste, que ces bottes-ci étaient très peu chères. Perla se prend la honte devant ses copines et se met à pleures à chaudes larmes. Les copines de Perla sont méchantes, bêtes et superficielles. Des ados comme ça ne peuvent exister. C'est trop. Le premier employé du Crabe Croustillant, avant Bob, s'appelle Carlos. C'est une pieuvre. Il s'occupe de la caisse. Il a un gros nez et fait toujours la gueule. Sa maison ressemble à un masque africain mais toute en pierre grise. Carlos est un artiste. Il peint, sculpte... Son seul modèle est lui-même. Il n'est pas très beau et son art l'es encore moins. Il est aussi musicien. Il joue de la clarinette. Quand il en joue, des bulles sortent de l'embout. Normal, on est sous l'eau. Le son est quand même bon. Carlos déteste Bob, il déteste tout le monde. Une fois il a emménagé dans une résidence réservée aux pieuvres, comme lui. Le truc c'est qu'il a pas tenu longtemps. Il y avait trop d'ordre, trop de gens comme lui, carrés. Finalement, il est retourné habiter dans son quartier peuplé de cinglés. Il ne s'est plus ennuyé. Le rêve de Carlos Tentacule : se débarasser de Bob, devenenir un clarinétiste reconnu, avoir des cheveux.
Le meilleur ami de Bob s'appelle Patrick Star. Comme son nom l'indique c'est une étoile de mer. Il est complètement stupide, dans un épisode il ne reconnais pas ses parents. Il prend un autre couple pour son père et sa mère. En fait, cela doit être dans la nature des étoiles de mer d'être aussi stupide parce que le couple y a cru aussi, il ont pri Patrick pour leur fills avant de se rappeller qu'ils n'avaient pas d'enfants... Patrick porte un short à fleurs hawaïennes violettes sur fond vert et vit sous une pierre. Détail marrant : tous ses meubles sont en sable. Patrick Star aime se nettoyer le nombril, les glaces, Bob et la pêche aux méduses. Bob l'Eponge aussi aime la chasse aux méduses et y va souvent. La chasse aux méduses des habitant sous-marins c'est comme notre chasse aux papillons. Les méduses volent à une certaine hauteur et il s'eagit de les attrapper das un filet. Un fois qu'on a attrapé une méduse on peut la traire. Sérieux. Les méduses produisent de la gelée. C'est délicieux à ce qu'il paraît.
Encore un détail curieux : le bon chasseur de méduse soit de posseder dans sa panoplie une paide de fausses moustaches surplombée d'une paire de fausses lunettes. Je crois que c'est pour pas que les méduses les voient arriver... Les médises sont très malignes.
La meilleure amie de Bob s'appelle Sandy Cheers. Sandy est un écureuil. Que fait un ecureuil sous l'océan? Sandy ne se noit pas parce qu'elle porte une combinaison qui ressemble à celle d'un astronaute. Elle vite dans un arbre planqué sous une bulle de verre au fond de l'eau. Un aquarium à l'envers quoi. Sandy vient du Texas. Elle est vachement balèze. Ses loisirs préférés sont les sportes extrèmes, le rodéo, le karaté et les recherches scientifiques qui expliquent sa présence en un endroit si inapproprié pour un écureuil. Sandy est quand même une fille. Quand elle est chez elle, elle se promène en ensemble lilas. Jupe et petit haut. Parfois, elle met même une fleur derrière son oreille. Elle adore Bob parce qu'il la fait rire et qu'il fait du karaté lui aussi, mais elle sait quand même qu'il est un peu débile et elle se méfie des conneries qu'il pourrait faire. Surtout que dans son laboratoire elle construie des fusées et des machines à se téléporter.


Petite anecdote à propos d'une carte de cantine.

Ah là là! C'est pas possible! Je sors tous mes vêtements de ma corbeille de linge sale. J'étais bien contente quand mon père me l'a achetée l'autre jour. Youpi! Je vais pouvoir ranger mon linge dans une corbeille adaptée au lieu de le laisser en vrac dans un coin. Ouais ben par terre c'était peut-être mieux, quand on veut quelque chose on se baisse et on le ramasse, alors que là... Il est où se fichue short? Ah, ici! J'attrape mon bout tout rikiki (mais furieusement tendance) de jean et me met à en fouiller frénétiquement les poches. Elle n'y est pas évidemment ! La poisse ! Qu'est-ce qui n'y est pas? Ma carte de cantine! Ce tyrannique petite rectange de plastique blanc ! Ses signes de reconnaissance? Un nom, un prénom, une classe, le tout agrémenté d'un code barre.
Mais comment se fait-il qy'à 11 heures du soir je me retrouve à chercher comme une dératée un objet appellé « carte de cantine » ?
Et bien, je crois qu'une petite explication du self vous fera comprendre pourquoi un lycéen tient à sa carte de de cantine comme une Paris Hilton à sa carte bancaire. Voilà... Quand c'est l'heure de bouff... d'aller manger, vous faites comme tout le monde...la queue! Au but d'une petite demi-heure (ou d'une grosse, ça dépend) vous arrivez devant une petite table, posé dessus, un ordinateur portable, posée derrière, une trentenaire boutonneuse (et après il se foutent de notre gueule) qui meugle « la caaaaarte ». Et vous, en bon petit citoyen, fiché, listé, inscrit, classé, vous sortez votre code barre pour le présenter à la casissiè... pardon à la surveillante qui passe son laser sur votre identité. Voilà : fiché, listé, inscrit, classé, a mangé. Suivant! En gros c'est comme ça que ça se passe, sauf que ça va plus vite. On n'entend pas toujours « La caaaarte » et « Suivant! », en fait on passe presqee aussi rapidement que des article sur un tapis roulant. Mais ça ne dérange personne puisque ça annonce la bouffe! T'as pas ta carte? Oubliée dans le jean de la vieille? Reviens dans trois quart d'heures. Nooooon! Je veux pas attendre encore plus ! J'ai faim !!!
Stop, on arrête le mélodrame. Je ne mourrai pas de faim demain. Je l'aie posée sur l'étagère, à côté de la chaîne hi-fi, je m'en souviens. Je l'ai sortie de ma poche et l'ai déposée sur l'étagère. Par la suite, je l'ai complètement oubliée...
Je vérifier. Oui! Elle y est ! Non, mon estomac criera pas famine!

Pucca demoiselle

# Posté le vendredi 23 mai 2008 13:21

Lettre de rupture

Cette lettre n'a pas grand-chose à voir avec le blog, si ce n'est que la demoiselle qui l'a écrite est une de nos amies et qu'elle a un petit côté lethargiste. Elle souhaitait que cette lettre soit publiée et donc j'exauce son souhait. Moitié fiction, moitié réelle, vous allez voir, c'est magistral. Bonne lecture.

Melon

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Cher M,
Tout d'abord, sache que ce n'est pas une subite illumination qui me pousse à t'écrire. Non. D'ailleurs -grâce à toi- le ciel de mes pensées est totalement bouché et je ne vois s'annoncer absolument aucune éclaircie. Donc, pas de révélation (même miraculeuse) en vue. Non, merci bien. Te rends-tu compte que c'est un édifice génial que tu mets à sac ? Sais-tu quel niveau d'intelligence atteint mon esprit ? Sais-tu, ô pâle imbécile, que mes réflexions les moins profondes dépassent de loin toutes tes possibilités mentales ? Sais-tu enfin que je suis géniale et que jamais au cours de ta misérable vie (non, tu n'est pas destiné à devenir une star de rock mondialement connue) tu ne rencontreras aucune fille pouvant rivaliser avec moi, que ce soit au niveau physique ou intellectuel ? Sache aussi qu'en ce qui concerne les « rapports affectifs », je ne suis pas non plus la dernière. D'ailleurs, ce n'est pas ton pote S qui dirait le contraire. Le pauvre a du mal à s'en remettre, il bave encore quand il me croise dans les couloirs.
Enfin, cela m'importe peu car, en ce qui concerne mon but véritable, celui de te rendre jaloux (à en crever), et bien je crois que j'ai échoué. En effet, l'échec de cette tentative m'est apparu lorsque, roulant une pelle à ton ami S je t' ai aperçu (par-dessus son épaule, les filles sont douées pour faire plusieurs choses à la fois), je t'ai aperçu donc et tu palais avec un autre pote à toi d'un jeu vidéo quelconque. Il était, je crois, question de « war » et de « wizard », mais là n'est pas la question. L'important c'est que tu m'as vue me faire peloter par ton meilleur pote sans broncher, pas même un haussement de sourcil. J'aurais été ta petite s½ur t'aurais pas réagi non plus ? Je t'ai déjà dit que j'étais intelligente. T'ais-je dit que j'étais aussi extrêmement têtue ? Le fait est qu'un mec collant me fait fuir inévitablement, je détale tellement vite que je creuse un sillon dans le sol. Et figure-toi qu'en ce qui concerne les mecs qui m'ignorent c'est exactement le contraire en général, dans ces situations-là, je m'accroche à l'heureux élu (fuyard) comme une moule à son rocher (j'aime bien cette expression). Et je te signale qu'en ce moment c'est ce qui est en train de se passer. Tu devrais remercier les dieux qu'une fille comme moi fasse tout son possible pour attirer ton attention. Je suis corse, je te signale, et j'ai ma fierté ! Tu sais ce qu'ils font les corses sur leur petite île en cas de déshonneur ? Et bien la nuit venue ils entrent chez toi par la fenêtre et ils t'ouvrent la gorge dans ton sommeil. VENDETTA ! C'est ainsi. Et c'est ainsi, également, que je vois les choses. Enfin, à moitié. Car si une moitié de moi a envie de t'égorger, l'autre rêve de te serrer fort contre elle-même. C'est pour ça que j'ai réitéré mes efforts finis de lire cette lettre avant d'aller chercher le sens du verbe « réitérer dans le dictionnaire, merci). Je disais donc, j'ai poursuivi mes efforts et pouf ! Il m'est venu une idée. Tu es en S, non ? Tu adores également ton prof de math, hein ? Alors voilà, c'était une idée qui tombait à pic: j'allais me faire ton prof de math ! Ça n'avait pas marché avec ton meilleur pote parce que tu trouvais normal de sa part d'embrasser une lycéenne. Mais comment réagirais-tu en voyant cette même fille embrasser fougueusement ton professeur de mathématiques ? Quel effet cela produirait-il sur ton fragile système nerveux ? Aucun apparemment. Cette scène (torride, je dois dire qu'il s'y connais mieux que certains) n'a pas seulement réussi à te faire tressaillir. Je t'ai dit que j'étais têtue, et donc vaillante, mais là il faut absolument que je te demande: mais qu'est-ce qu'il te faut ? Tu n'avais pas remarqué que je te draguais (beurk) ? A ton avis ça veut dire quoi quand je te donne mon numéro de téléphone et que je te dis « appelle-moi » ? Hein ? Qu'est-ce que ça peut bien signifier ? En tout cas le message que je voulais faire passer n'était pas « ignore-moi. Ne me dis même pas bonjour quand tu me croises « . Le message c'est que je T'AIME bordel. C'est que tu m'ignore tellement royalement que je ne peux que t'adorer. A cause de moi un prof s'est fait virer, j'ai une réputation de p... et la moitié du bahut (y compris l'administration) ne peut plus me saquer. Et toi ? Tu m'ignores. Fait au moins semblant de me détester, je sais pas, moi ! Tout le monde sait qui je suis maintenant. Tout le monde a un avis tranché en ce qui me concerne. Mais pas toi ! Pas toi ! C'est pas la meilleure celle-là ? L'amour (ou ce qui y ressemble fortement) fait faire des choses folles. Mais à quoi bon si ces folies ne déclanchent absolument rien chez l'être aimé ? Je voudrais ne jamais m'être faite remarquée. Je voudrais récupérer mes amis, ma réputation, mon honneur, l'estime de ma prof principale mais c'est impossible car personne, absolument personne, ne peut remonter dans le temps. Jamais je ne pourrais effacer mes actes, qu'il soit question d'amour ou pas. Alors sache que cette lettre n'est pas le fruit d'une subite illumination, ça ne risque pas, je n'ai plus d'idées. Sache seulement que c'est un constat: tu ne m'aime pas, je ne t'intéresse pas (pas plus que le chewing-gum que tu as collé sous ta basket droite), tu ne me trouve pas jolie, tu n'as aucune envie de me serrer contre toi ni de m'appeler « ma chérie en sucre » et enfin, pour conclure, nous ne sortirons jamais ensemble parce que l'amour ça se vit à deux et que les relations platoniques, ce n'est pas mon truc.

C'est donc avec une émotion contenue que je te dis « adieu » et, sincèrement, il est dur de dire si tu me manqueras ou pas.

PS: mes excuses à mes professeurs d'économie, d'histoire-géographie, d'anglais et de SVT pour toutes ces heures que j'ai séchées (j'avais mieux à faire). Mes excuses à mon chauffeur de bus que j'ai fait patienter longuement plusieurs soirs afin de prolonger certaines discussions avec une certaine personne. Enfin, mes excuses aux adorables dames de cantine pour leur avoir fourni des heures de travail supplémentaires (d'ailleurs, soyez satisfaites, cela n'a servi à rien. Il n'a jamais vu que j'avais écrit son nom sur tous les murs de la cantine à l'aide de mayonnaise et de ketchup).

Pucca Demoiselle
Lettre de rupture

# Posté le jeudi 24 avril 2008 15:11

Modifié le dimanche 27 avril 2008 04:28

_________________________Les Med: le programme_________________________

_________________________Les Med: le programme_________________________
Dimanche 13 avril

11h00 Accueil des troupes à la mairie
21h00 le Liban au théâtre des 3Pt



Lundi 14 avril

15h00 Premières option lourde de J-F au théâtre des 3Pt
21h00 Soirée d'ouverture au gymnase PC



Mardi 15 avril

15h00 Atelier pro au théâtre des 3Pt
16h00 Secondes option facultative de J-F au théâtre des 3Pt



Mercredi 16 avril

15h00 Premières option facultative de J-F au gymnase PC
16h00 option du LEPA au gymnase PC
21h00 Algérie au théâtre des 3Pt



Jeudi 17 avril

16h00 Secondes option lourde de J-F au gymnase PC
21h00 Italie au gymnase PC



Vendredi 18 avril

15h00 Maroc au théâtre des 3Pt
18h00 Parade dans la ville
21h00 Soirée d'adieu au lyçée J-F



J'ai dû en oublier. Sorry, my friends !

Melon


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# Posté le samedi 05 avril 2008 10:18

Modifié le jeudi 17 avril 2008 06:12

Rencontres Théâtrales Méditeranéennes du 13 au 18 avril 2008

Rencontres Théâtrales Méditeranéennes du 13 au 18 avril 2008
Et oui ! Avis à la population !

Du 13 au 18 avril 2008

Rencontres théâtrales méditeranéennes


Venez nombreux nous voir !


En ce qui nous concerne, nous (option facultative théâtre du lyçée Jean-François) jouons le mercredi 16 avril à 15h au gymnase PC dans la capitale du cassoulet ! Orang-Outang, Hermaphrodite et moi vous attendons avec impatience !

A bientôt... sur scène.

# Posté le samedi 05 avril 2008 09:56

Modifié le lundi 07 avril 2008 14:04

Tout, tout, vous saurez tout... sur le théâtre

Tout, tout, vous saurez tout... sur le théâtre
Ne pas se rendre au théâtre, c'est comme faire sa toilette sans miroir. [Arthur Schopenhauer]

Le théâtre est toujours le lieu d'un débat moral. [Michel Deutsch]

Il y a deux manières de passionner la foule au théâtre : par le grand et par le vrai. Le grand prend les masses, le vrai saisit l'individu. [Victor Hugo]

Le théâtre est une des ces ruches où l'on transforme le miel du visible pour en faire de l'invisible. [Louis Jouvet]

Au théâtre, il y a deux sortes de metteurs en scène : ceux qui croient qu'ils sont Dieu et ceux qui en sont sûrs. [Rhetta Hugher]





AAAAAAAAAAAH, le théâtre ! Cet article - là, c'est sans doute le plus important de tous. Pourquoi ? Parce que même les lethargistes qui n'en font pas en font quand même. Vous avez pigé ? Autant vous dire que tous les léthargistes en font, tout le temps. Cependant pour les plus passionnés, il existe un cours particulier que l'on appelle également le "théâtre". Il dure trois heures, et c'est l'occasion pour chaque léthargiste de... comment dirais-je?... de se lâcher vraiment, de montrer sa véritable personnalité (même les côtés les moins reluisants). Et oui. Le théâtre, pour les premières, il a lieu tous les jeudis après midi. De 15h30 à 18h30. Oh ça va ça va, vous affolez pas ! Oui, on travaille jusqu'à 18h30. Non, nous ne sommes pas fous (Nous sommes léthargistes). Oui, ça nous plaît (ne vous en déplaise).

Le programme


Tout d'abord, je vais vous donner une vision globale d'une année de théâtre option facultative. L'activité théâtre est dispensée par un prof et un comédien intervenant. Le comédien n'est pas forcément là tous les jeudis, étant donné qu'il doit seulement intervenir. Durant tout le premier trimestre, les trois heures hebdomadaires sont consacrées à moult impros & exercices. Puis, vers le milieu du deuxième trimestre, place aux textes. Les professeurs choisissent les textes en lien avec le thème choisi, nous les présentent, et nous choisissons ceux que nous préférons. Viennent ensuite le travail sur la mise en scène, la recherche des éventuels costumes... L'année se solde par une "présentation du travail" (un spectacle, tout simplement).

Ca, c'est pour la partie pratique, qui occupe la majorité du programme. Mais il y a aussi un peu de théorie (aaah, qu'est ce qu'on l'aime la théorie ! ... ) concernant les différents courants du théâtre, du théâtre antique au théâtre élisabétain en passant par la Comédia del Arte. Plusieurs sorties théâtre sont organisées tout au long de l'année pendant lesquelles nous allons voir des spectacles plus ou moins contemporains. Il "faut" en avoir vu au moins trois (en théorie), mais il est naturellement conseillé d'aller en voir le plus possible. Il convient d'être en possession d'un cahier consacré au théâtre pour la théorie et les comptes rendus de spectacle. Une note globale évalue la pratique, et une autre concerne le cahier.

L'encadrement


Alors, cette année, le comédien qui intervient s'appelle David. Notez que je ne déroge pas à la règle de ce blog, qui est de ne donner aucune identité véritable. C'est simplement que, comme je n'ai pas trouvé de surnom à notre cher comédien, j'ai simplement... changé son nom ! ^^ David, donc, notre comédien, est absolument extraordinaire. Passionné par son métier (que l'on appelle "intermittent du spectacle"), toujours la pêche et le smile, il se donne à fond à chaque séance. Son crédo pourrait être "J'ai toujours vu que, pour réussir dans le monde, il fallait avoir l'air fou et être sage" (Charles-Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu). Et en effet, on pourrait le qualifier de fou, sage, extravagant, déjanté, sérieux, turbulent, extraverti, culotté, allègre, folâtre, espiègle...
et gourmand ! Bref, il y en a des adjectifs ! ^^. Intarissable, il pourrait nous parler pendant des heures si Carla, la prof, n'essayait pas de nous faire avancer un peu plus vite. Il a aussi la particularité de nous abreuver de quelques appellations inhabituelles du style "Allez, c'est à toi Louloute" ou bien "C'est parti, les gars, les filles, on y va !" ou encore "Venez par ici mes petits camarades"...

Voilà pour le petit check-up. Venons-en maintenant à une explication plus approfondie. Le texte suivant va vous révéler tout ce que vous ne savez pas sur cette activité si particulière. Des choses qui restent secrètes, consciencieusement cachées au public (nous en avons peut être trop hon... bref vous jugerez par vous même)
Il y a tout de même quelques points importants à savoir. Quand on fait du théâtre, il ne faut pas:
- être trop timide,
- avoir peur de passer pour un con/abruti/crétin,
- être du genre à aimer se coucher à 20h30 le jeudi soir.




Bon donc nous allons commencer thème par thème. Alors, tout d'abord, il y a les exercices.


Les exercices

Avec David, nous avons connu un exercice totalement inédit. Ca s'appelle le "Wizz-Block-Chezem". Oui je sais, un nom d'oiseau, mais croyez moi, c'est un exercice auquel nous avons pris grand plaisir à nous adonner à chaque début de cours. En général c'est le jeu par excellence qui nous permet de nous détendre avant d'attaquer le programme du jour. Alors il consiste en quoi ? En fait c'est simple, nous sommes tous placés en agora dans la salle de théâtre (que celui qui ne sait pas ce que signifie "en agora" aille d'urgence consulter un dictionnaire). Le Wizz consiste à lever son bras au dessus de sa tête le plus vite possible en direction de son voisin de droite ou de son voisin de gauche en criant "Wizz ! " de toute la force de ses poumons. Le Block consiste à ramener à toute vitesse ses deux bras pliés sur sa poitrine comme pour faire barrage en criant "Block ! " en direction de celui qui vient de lui lancer un Wizz. Pour ces deux mouvements, le sens est circulaire, on se "passe" le wizz à toute vitesse en une sorte de chaîne, vous voyez ce que je veux dire ? Comme quand vous tapez quelqu'un sur l'épaule et lui dites "Fais passer !" sauf que ca va beaucoup plus vite. Comme quand vous faites la holà, quoi. Quand quelqu'un "interrompt" la chaine en lançant un "Block !" retentissant, celui qui vient de lui jeter un Wizz doit renvoyer son Wizz dans l'autre sens. Quant au Chezem, il intervient quand la tension commence à monter et que des blocks fusent de partout à ne plus savoir où donner de la tête. Il consiste à lancer ses deux bras en avant en direction d'une personne dans le cercle autre que son voisin de droite ou son voisin de gauche, le congénère qui se trouve en face, par exemple, en hurlant "Cheeeeezzzzeeeeeemmmm !". Cette manoeuvre permet de couper un peu le circuit quand il y a trop de blocks.

Il y a un exercice qui parfois même passait avant le "Wizz-Block-Chezem", on est à nouveau en agora (agora ?...) et on se tiens tous la main. L'exercice est simple: se détendre, fermer les yeux si on veut et faire le vide dans sa tête (ce qui n'est pas très difficile pour le lycéen moyen). Il s'agit de se débarasser des pensées parasites liées aux heures précédentes (ne plus penser au prof de physique qui gribouille ses hiérogliphes au tableau, ou aux atroces contrôles d'éco... ) Puis celui qui le souhaite administre une petite presion sur la main de droite ou la main de gauche qu'il tient et l'autre est tenu de la faire passer. Ainsi une espèce de "courant électrique" parcourt tout le cercle, histoire de se donner de l'énergie et de souder le groupe...



Puis les impros. Improviser: réaliser, organiser d'emblée, avec les seuls moyens dont on dispose (sa créativité, son imagination, son sens de l'humour... ou pas).

Les impros

Parmi les premières impros de l'année, il y a l'impro "tableau de chasse". C'est une impro de groupe (entre 8 et 10 personnes). On vous donne un thème (par exemple "braquage de banque"). Le but est de former un "tableau immobile" représentant une scène en lien avec le thème. Chancun d'entre vous va se placer chacun son tour dans une position significative (Par exemple vous allez vous placer au milieu de la salle bien campé sur vos jambes, l'oeil satanique et le sourire sadique, un méchant révolver imaginaire pointé sur votre camarade qui se trouve à genoux à vos pieds, le regard suppliant et l'air terrorisé). Le tout forme donc une sorte de "tableau" (Jusque là ça va ou il faut que je répète ?). Ensuite la prof passe entre vous et, lorsqu'elle vous tapote l'épaule, vous devez lancer la première phrase qui vous vient par la tête, en lien avec votre position, bien entendu (Par exemple vous lancez à votre victime, le regard assassin, un éclatant "Le fric ou t'es mort !" avant d'entendre l'autre vous répondre "aah mon Dieu, j'ai pas fait mon testament !").

Il y a l'impro "mini-scène" où vous êtes également par groupe (de 4 ou 5 cette fois). Vous avez une dizaines de minutes pour vous préparer à jouer une petite scène improvisée sur un thème donné, une fois de plus. Pour ce qui est du thème, si vous avez de la chance vous pouvez tomber sur "C'est pas ma faute" par exemple, mais si vous en avez pas, vous risquez de vous retrouver avec "Clair-obscur" (Là faut vraiment être inspiré...).

Il y a celle qui necessite un goal (c'est-à-dire quelqu'un qui est censé s'être volontairement proposé pour ce rôle). Le goal va se placer devant tout le monde et doit attendre qu'un de ses camarades aie la bonne idée de venir le voir et d'entamer une impro avec lui. Le rôle du goal est donc de répondre à l'impro de l'autre, d'"entrer dans le jeu" afin de faire ici aussi, une petite scènnette. Cela donne généralement des choses farfelues, parfois très bien jouée, où les 2 protagonistes sont sur la même longueur d'onde. Petite remarque: je n'ai jamais été goal, et je m'en porte très bien... parfois les autres vous prennent pour un porte-manteau.

Il y a eu une impro très particulière: celle avec les objets. En fait l'exercice correspondant était l'exploration des objets et il nous a ensuite fallu improviser avec ce qu'on avait, à deux. Il y a eu des résultats vraiment plaisants, très interessants. Comment improviser une scène avec des objets abstraits (genre un morceau de carton, une planche, un cube... des trucs qui veulent rien dire, quoi) et sans avoir le droit de parler ?

Aaaah, j'allais passer outre une des impros qui m'a peut-être le plus plu. Il m'a pourtant semblé que c'était aussi la plus difficile. Voilà, nous avions à écrire deux lettres: une lettre d'insultes et une lettre d'amour. Le jeudi suivant, il a fallu les lire devant tout le monde. Nous étions assis de manière éparse dans la salle. Chacun à tour de rôle se levait pour lire sa lettre à quelqu'un d'autre. Et attention ! On fait ça dans les règles de l'art, s'il-vous-plait: on ne lésine pas sur les insultes (c'est le moment ou jamais de dire tout ce qu'on oserait dire qu'à son pire ennemi). Certains ont été extrêmement imaginatifs...
Il y a aussi eu de très belles lettres d'amour. Nous avons ensuite monté le défi d'un cran: dire une lettre d'amour avec le ton d'une lettre d'insulte, et balancer des injures sur le ton le plus doux et le plus amoureux qui soit. C'était folklorique.



Bien sûr, comme vous vous en êtes aperçus, tout ceci necessite pas mal d'heures de boulot. Aussi, comme on est toujours à la bourre, on s'organise des "soirées théâtre", des "journées théâtre" voire même des "week-end théâtre". Ah, ces moments là sont uniques. D'abord, savoir qu'on est les seuls dans le lyçée vide procure un délicieux sentiment de puissance. Ensuite, en tant que volontaires motivés pour bosser en dehors des heures de cours, nous avons droit à quelques... privilèges. Le matin, nous avons parfois droit à des croissants (pour nous donner de l'énergie), à midi nous prenons café et thé en plus de nos sandwitches, et, il y a toujours au moins une personne dans le groupe qui a fait un gâteau, des crèpes ou autre friandise pour régaler la galerie. Les jeudis soir, nous avons même le droit de passer au self gratuitement. Et oui, le théâtre à Jean-François, c'est sacré. Pourtant on ne peut pas dire que nous soyons vraiment discrets quand nous débarquons unanimement vêtus de chemises bleues flamboyantes...

N'hésitez pas à venir faire du théâtre à Jean-François. Croyez moi, ça vaut le coup. Vous savez, les gens du théâtre ne sont pas tous des huluberlus qui parlent fort avec de grands gestes en débitant du Molière à tour de bras (bien qu'il y en ait quelques uns). Beaucoup sont très timides ! Eux ils sont du style totalement muets en classe d'ailleurs. Mais leur extravagance refoulée finit toujours par prendre le dessus. Aussi, ils excellent dès qu'ils jouent. Donc vraiment, n'hésitez pas.
C'était le petit quart d'heure "Brisons les idées reçues".















Melon

(à suivre)

# Posté le vendredi 22 février 2008 05:15

Modifié le lundi 07 juillet 2008 03:11